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Ecole élémentaire 2017-06-15T10:02:13+00:00

 Extraits de l’article publié dans le Monde

« Ils sont une quarantaine, âgés de 6 à 9 ans, réunis dans un « espace classe » (…). Si les CP, CE1 et CE2 font « salle commune », chaque élève vaque à ses occupations, souvent en groupe, parfois en tête-à-tête avec une éducatrice. Certains font des mathématiques assis au sol. D’autres, à leur bureau, s’affairent au-dessus d’un plateau. 

« Leur plateau »: « Une éducatrice y regroupe le travail personnel de l’élève ; à lui de s’organiser, et quand le plateau sera vide, nous le remplirons. »

Autre salle, même fonctionnement : les CM1 et CM2, regroupés, œuvrent dans plusieurs directions, sans pagaille ni dispersion. Certains s’émerveillent devant leurs ordinateurs, d’autres préparent l’élection des délégués de classe dans les conditions d’un véritable scrutin. « Il y a deux ans, nous avons même connu une affaire de corruption », s’amuse la directrice.

Mattea Battaglia – 5 octobre 2011 « A Plaisir d’enfance, une école Montessori, « un état d’esprit résolument optimiste » »

 

Nous accueillons au maximum 85 enfants de 6 à 11 ans, répartis en trois groupes.

Les enfants de 6 à 7 ans et les enfants de 7 à 9 ans sont réunis dans un même grand espace-classe, les enfants de 9 à 11 ans disposent d’une classe indépendante. Chaque groupe est encadré par une enseignante-éducatrice ou un enseignant-éducateur et une éducatrice-assistante.

L’organisation du travail

Contrairement à une idée très répandue, travailler en même temps que d’autres ne signifie pas travailler ensemble. Nous souhaitons donc donner l’occasion aux enfants de faire leurs premières expériences de travail coopératif. Comme Maria Montessori, nous pensons en effet que la coopération entre enfants prend tout son sens à partir de 6 ou 7 ans.

Les enfants travaillent individuellement une partie de la journée, ce qui leur permet d’avancer à leur rythme propre. Un contrat est établi avec chaque enfant. 

Le matin et l’après-midi, l’enseignant(e)-éducateur-(trice) commence par faire une leçon en langage ou en mathématiques avec son groupe-classe ou avec un groupe de niveau. Il/elle donne ensuite à tous les enfants un travail d’application. Lorsque les exercices communs sont terminés, chacun prend son plateau contenant le travail personnel que l’enseignante-éducatrice choisit pour la semaine. Il s’agit de fiches de travail et de matériel didactique permettant à chacun de progresser à son rythme propre, c’est-à-dire de combler ses lacunes ou d’avancer davantage selon les matières.

Un certain nombre de projets sont menés en petits groupes, les enfants coopèrent alors pour un objectif commun.

Il n’y a pas à proprement parler de devoirs à la maison le soir après la classe. Cependant, depuis quelques années, nous avons instauré la préparation de la dictée à la maison pour les enfants de 7 à 9 ans, ce qu’ils font tout seul si possible ou avec l’aide de leurs parents. Cette préparation a lieu tous les quinze jours et est donnée une semaine à l’avance aux enfants. Par ailleurs, les enfants qui apprennent à lire sont invités à lire régulièrement chez eux ; cela leur permet d’être plus rapidement à l’aise dans ce domaine et ainsi de gagner en autonomie dans leur travail.

Contenus et programme officiels

Nos références de base sont les programmes officiels de l’Education Nationale, mais l’ordre chronologique d’acquisition et surtout la manière d’aborder les connaissances sont différents de ceux du système traditionnel. Les enfants travaillent sans livres scolaires, avec le matériel didactique Montessori et des fiches d’exercices.

Les apprentissages fondamentaux

Les apprentissages commencent à la maternelle grâce à la manipulation d’un matériel didactique sensoriel concret, au rythme de chacun. Une approche analytique originale, particulière à la pédagogie Montessori, permet l’apprentissage de la lecture, entre 4 ans et 7 ans : en effet, dans la mesure où les enfants composent des mots avant d’être capables des les lire, nous disons qu’ils apprennent à « écrire » avant de « lire ». L’acquisition des notions fondamentales en mathématiques se fait aussi dans la continuité des activités commencées à la maternelle avec le matériel didactique concret. Celui-ci offre aux enfants la possibilité de passer tranquillement à l’abstraction, quand leur niveau de développement le leur permet, entre 5 et 8 ans.

Le graphisme

Le matériel de Vie Pratique que les enfants manipulent à la maternelle doit leur permettre, entre autres choses, de développer la motricité fine des trois doigts qui tiennent le stylo. C’est pour cette raison qu’il n’y a pas d’exercices d’écriture dans une école Montessori. Néanmoins dans la réalité, un certain nombre d’enfants ne sont pas prêts à écrire convenablement en arrivant en élémentaire, parce que tout simplement leur geste graphique n’est pas assez mature. Nous ne cédons pas à la pression extérieure, et laissons chacun progresser à son rythme, car il est préjudiciable d’exiger d’un enfant ce qu’il n’est pas en mesure de réaliser.

L’éveil

La géographie, l’histoire, la biologie, les sciences ont une large place dans les apprentissages. 
Ces matières sont enseignées à travers ce que nous appelons des collectifs, c’est-à-dire des exposés dispensés soit par les enseignants, soit ponctuellement par des parents dans le cas où ils maîtrisent un sujet que nous souhaitons aborder avec les enfants.
Les enfants eux aussi réalisent des collectifs qu’ils préparent en classe ou à la maison. Les thèmes sont libres, ainsi une grande variété de sujets sont abordés chaque année, en fonction des centres d’intérêts de chacun. A partir de la classe de niveau CM1, les enfants réalisent des collectifs libres ainsi qu’au moins un collectif en rapport avec le thème pédagogique annuel.

Une pédagogie de la réussite

Les enseignantes-éducatrices s’efforcent d’établir avec chaque enfant une relation fondée sur la confiance mutuelle. Elles ne stigmatisent pas les erreurs, mais elles les utilisent au contraire comme des leviers pour aider les enfants à améliorer leurs connaissances. Les erreurs deviennent donc des outils, à part entière, de la progression scolaire.

Les activités extérieures à la classe

Une large place est accordée à la créativité. Les ateliers, d’éveil musical jusqu’à 7 ans, d’arts plastiques tout au long de la scolarité, d’expression corporelle à partir de 6 ans, et d’expression-théâtre à partir de 7 ans, ont lieu une fois par semaine par petits groupes de 10 à 15 enfants.
Les enfants bénéficient aussi d’une initiation à l’anglais une fois par semaine et d’une initiation à l’informatique les deux dernières années d’élémentaire

Le thème annuel

Chaque année, les activités sont organisées autour d’un thème, fil conducteur du travail de l’année, et abordé sous différents angles : littérature, histoire, géographie, arts… En voici quelques exemples : « Les sciences », « Paris », « Le Moyen-Âge », « L’Afrique », « Les frontières », « Le pourtour de la méditerranée »… 
Les intervenants des différents ateliers – en particulier pour les arts plastiques et l’expression-théâtre – travaillent autant que cela leur est possible en rapport avec ce thème.

Evaluation

Les enseignantes-éducatrices aident régulièrement chaque enfant à évaluer ses acquisitions et la qualité de son travail. Elles ne distribuent ni bonnes ni mauvaises notes, considérant que les chiffres ne peuvent rendre compte des efforts fournis. En effet, si par exemple, dans une école traditionnelle, un enfant fait 20 fautes dans une dictée, il aura zéro. Si quelques semaines plus tard, il n’en fait plus que 10, il aura sans doute encore zéro. Et pourtant, il aura fait des progrès énormes ! Nous préférons quand à nous, considérer les progrès, plutôt que de stigmatiser les erreurs, voir ce qui évolue et le valoriser.

Chaque trimestre, nous remettons aux parents un bilan écrit ; ce bilan rend compte du comportement de l’enfant, de ses progrès et de ses difficultés.

Sorties

Chaque année, les activités sont organisées autour d’un thème, fil conducteur du travail de l’année, et abordé sous différents angles : littérature, histoire, géographie, arts… En voici quelques exemples : « Les sciences », « Paris », « Le Moyen-Âge », « L’Afrique », « Les frontières », « Le pourtour de la méditerranée »… 
Les intervenants des différents ateliers – en particulier pour les arts plastiques et l’expression-théâtre – travaillent autant que cela leur est possible en rapport avec ce thème.

La transmission de nos valeurs

Les enseignantes-éducatrices aident régulièrement chaque enfant à évaluer ses acquisitions et la qualité de son travail. Elles ne distribuent ni bonnes ni mauvaises notes, considérant que les chiffres ne peuvent rendre compte des efforts fournis. En effet, si par exemple, dans une école traditionnelle, un enfant fait 20 fautes dans une dictée, il aura zéro. Si quelques semaines plus tard, il n’en fait plus que 10, il aura sans doute encore zéro. Et pourtant, il aura fait des progrès énormes ! Nous préférons quand à nous, considérer les progrès, plutôt que de stigmatiser les erreurs, voir ce qui évolue et le valoriser.

Chaque trimestre, nous remettons aux parents un bilan écrit ; ce bilan rend compte du comportement de l’enfant, de ses progrès et de ses difficultés.