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Crèche 2017-06-15T10:02:13+00:00

Le Nid des Tout-Petits

Dans ce lieu collectif pour les tout-petits, notre équipe propose aux 38 enfants répartis en trois groupes un accueil individualisé.

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« Bébés » de 3 à 12 mois
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« Moyens » de 12 à 24 mois
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« Grands » de 24 à 36 mois

Parce que nous souhaitons que chaque enfant soit acteur de son développement, dans un environnement qui préserve sa sécurité affective, sa vitalité et sa dignité -en collaboration avec ses parents- nous nous appuyons sur les principes fondamentaux de l’approche Piklerienne.

L’aménagement
La référente
Le soin
Le mouvement
L’activité

L’aménagement

L’espace aménagé avec soin, est réparti en trois salles principales, une pour chaque groupe d’enfants. Des petites barrières de bois délimitent les espaces de change et de repas, ainsi que des aires d’activité pour 2 ou 3 enfants, dans la salle des « bébés », et pour 4 ou 5 enfants dans la salle des « moyens ». Dans la salle des « grands », un seul espace est délimité par des barrières, c’est celui des activités qui nécessitent l’intégration de certaines règles, donc une certaine maturité des enfants qui y ont accès. Il y a aussi deux salles de sommeil, l’une attenante à la salle des « moyens » et l’autre attenante à la salle des « grands ». Les bébés dorment dans leur salle de vie cela leur permet de rester davantage en lien avec leur référente. 

La salle polyvalente, partagée avec l’école, est accessible à certains moments de la journée pour des jeux moteurs des plus grands. 

Les repas sont réchauffés dans la biberonnerie ou dans la cuisine partagée avec l’école.

La référente

La référente principale est la personne institutionnelle permanente qui instaure et entretient une relation individuelle avec chaque enfant dont elle est responsable, en prenant en compte l’histoire personnelle et l’environnement familial de chacun. Elle est fiable, bienveillante et chaleureuse.

La référente ne crie pas, n’enferme pas l’enfant dans une image, ne parle pas de lui ou de sa famille à d’autres personnes en sa présence, elle ne se moque pas de lui, même « gentiment »… en un mot elle le respecte. Tout en maintenant dans son discours la continuité de la relation aux parents, la référente invite l’enfant à nouer progressivement des liens avec d’autres personnes, en particulier la référente-adjointe qui s’occupe de lui, quand elle-même est absente, en pause ou en congé, par exemple. Elle assure la sécurité corporelle et affective de chaque enfant. 

‘Les bébés sont portés de manière à ce que leur dos et leur tête soient bien soutenus, et que les échanges de regard restent possibles entre l’adulte et l’enfant.’

Quand le développement psychomoteur de l’enfant le permet, il est porté verticalement, toujours en faisant en sorte que l’échange du regard soit favorisé. C’est durant les trois semaines d’adaptation que le tout-petit et sa référente commencent à nouer leurs premiers liens. Ensuite au quotidien, lorsque la relation est bien établie, le temps fort de cette relation est le moment du soin – qui comprend le repas, le change et l’accompagnement au sommeil. La qualité de la relation individuelle pendant le soin permet ensuite à l’enfant d’être actif seul en sécurité affective, lorsque la référente n’est pas disponible ou s’occupe d’un autre enfant. 

Il nous semble très important que l’enfant ait un doudou qui transite chaque jour entre la maison et la crèche. Même si cela représente certaines contraintes pour les adultes, cet objet permet au tout-petit de rester symboliquement en lien avec ses parents lorsqu’il est éloigné d’eux.

La référente s’appuie sur plusieurs outils :

    • L’observation de chaque enfant permet de repérer ses besoins personnels, et d’ajuster sa pratique en fonction de l’évolution de celui-ci. Elle note donc un certain nombre d’observations sur un cahier spécialement dédié à cela. 

    • La feuille de rythme est une grille mensuelle qui permet aux parents et aux professionnels de renseigner et de partager un certain nombre d’information concernant, les rythmes de sommeil, l’alimentation, le transit de l’enfant. Elle est utilisée les deux premières années. 

    • Le travail d’équipe favorise les questionnements et la réflexion. Les professionnels ont la possibilité de partager leurs expériences, et de se soutenir mutuellement dans les difficultés qu’ils rencontrent inévitablement. 

    • La formation continue apporte un autre moyen de nourrir le travail réalisé au quotidien et à faire le lien entre la théorie et la pratique

Le soin

Le soin que la référente prodigue à chacun des six ou sept enfants dont elle est responsable, englobe le repas, le change et l’accompagnement au sommeil. Il se fait selon un tour de rôle bien défini et permanent, chaque enfant ayant au quotidien son temps avec son adulte référente, toujours à la même heure. Cette organisation ritualisée consiste à s’occuper des enfants dans le même ordre, un ordre établi initialement en fonction des besoins de chacun, sachant qu’il est toujours possible de redéfinir la place d’un enfant dans un tour de rôle si la référente observe qu’il n’y est plus à sa place à un moment donné. 

La vie en collectivité doit être organisée pour assurer un maximum de continuité pour le tout petit. Aussi le tour de rôle nous semble-t-il être la condition de possibilité de cette continuité, indispensable au sentiment de sécurité de l’enfant qui a ainsi la possibilité d’anticiper ce qui va se passer pour lui, intégrant progressivement à quel moment sa référente va lui consacrer du temps, son temps. 
Le repas doit être, et rester, un moment de plaisir et d’échange avec l’adulte. 

Pour les bébés, un rythme est instauré progressivement, à partir des éléments fournis par ses parents. Les enfants mangent sur les genoux de leur référente jusqu’à 18 mois environ, voire 2 ans pour certains. Quand ils sont prêts à s’asseoir par eux-mêmes sur une petite chaise, entre 18 mois et 2 ans, ils passent à table, une table-banc. Ils mangent d’abord en tête-à-tête avec leur référente, puis en même temps qu’un autre enfant, et enfin à partir de 2 ans dans le groupe des « grands », ils partagent leur repas par petits groupes de trois ou quatre, sur des petites tables avec des chaises mobiles, toujours en compagnie de leur référente. 

Les enfants ont le choix de ce qu’ils mangent ; nous respectons leur goût, et aussi la quantité de nourriture qu’ils souhaitent absorber. 

Nous favorisons l’usage progressif du verre chez les bébés, et des couverts quand les enfants passent à table. 

Chaque enfant a son lit qui constitue son seul espace personnel dans cette collectivité, et qu’il nous semble donc très important de préserver comme tel. Jusqu’à 2 ans environ, chacun a son propre rythme de sommeil. Ensuite, un rythme collectif de sieste est progressivement instauré l’après-midi, sachant que les enfants ont accès librement à leur lit, pour simplement s’y ressourcer en se reposant ou en jouant tranquillement, un peu à l’écart des autres. 

Les bébés dorment dans l’espace de vie commun ; le fait d’entendre et de voir leur référente les sécurise dans cet environnement collectif. 

Dans les trois salles de vie, le coin-change est fonctionnel et adapté au niveau du développement de chacun des groupes d’âge. Il s’agit de permettre le libre mouvement tout en préservant l’intimité de chacun. Les enfants ne sont pas manipulés, ils sont informés avec respect et douceur de ce que les adultes font lorsqu’ils touchent leur corps, cela contribue entre autres choses à la prise de conscience de soi. 

Dès le début, le bébé est associé au change de sa couche. La référente fait appel aux compétences de l’enfant en fonction de son âge et de sa personnalité. Le change est très ritualisé, ce qui permet au tout-petit d’anticiper les gestes de sa référente et de devenir un partenaire à part entière. En effet, la référente accomplit toujours les mêmes gestes, dans le même ordre, en les accompagnant d’une parole douce et bienveillante qui donne du sens à ce qu’elle fait. Aussi, dans la gestuelle de la référente, ce qui pourrait au premier abord paraître mécanique au néophyte, permet de donner toute sa place à ce qui est important à ce moment-là : le lien entre l’adulte et l’enfant.

Durant ce moment de très grande proximité, la référente accompagne le libre mouvement du bébé, le laissant se mouvoir comme il le souhaite, car le change n’est pas un moment sans intérêt, mais bien au contraire l’occasion d’échanges très importants. 

Quand ils grandissent les enfants apprécient souvent que leur couche soit changée dans la position debout, les plans de change sont donc conçus pour favoriser cette façon de faire.

Petit à petit, l’enfant est encouragé à prendre soin de lui, en participant activement, en apprenant à se laver les mains ou le visage, à se coiffer, à commencer à s’habiller seul.

Puis lorsqu’il en exprime la demande, l’enfant est accompagné en douceur dans le passage à la continence, en partenariat avec ses parents. Il est essentiel de ne pas brusquer les choses, car pour que cette fonction se mette en place dans de bonnes conditions, l’enfant doit être partie prenante, comme pour tout ce qui concerne son corps.

Le libre mouvement

Dans le groupe des enfants de 3 à 12 mois, il n’y a ni transats, ni chaises hautes, seulement des tapis et des estrades de différentes hauteurs. Durant les moments d’éveil, les bébés sont actifs dans leur lit, ou sont posés au sol, sur le dos, afin d’être totalement libres de leurs mouvements. Ainsi, les tout-petits ont-ils la possibilité de faire l’expérience de leurs propres sensations internes et de découvrir progressivement toute la gamme de leurs compétences motrices.

Nous ne leur donnons pas de positions qu’ils ne soient capables de prendre par eux-mêmes spontanément. Par exemple, nous n’asseyons pas un enfant qui ne s’assoit pas par lui-même, comme nous ne mettons pas debout un enfant qui ne le fait encore tout seul. Nous laissons chacun faire ses propres expériences à son rythme, en lui accordant le temps qui lui est nécessaire.

La deuxième année est celle de l’explosion des grands mouvements, les enfants ont besoin de se déplacer et de déplacer des objets, ce sont de grands déménageurs ! Puis ils commencent à grimper et ont besoin de davantage d’espace, de lieux pour se cacher aussi, c’est pourquoi dans les enfants du groupe des plus « grands » ont accès à un espace avec des vélos, des camions-porteurs…

L’activité libre

C’est parce que la relation est suffisamment riche entre la référente et chaque enfant dont elle s’occupe durant le temps du soin, que celui-ci est capable de s’adonner à ses activités dans la journée, à distance d’elle, mais non loin d’elle, porté par le regard bienveillant de celle-ci. 

L’espace est aménagé pour chaque groupe d’enfants en prenant en compte leur âge, bien entendu, mais aussi le développement individuel de chacun. Cet aménagement évolue pour un même groupe d’enfants dans l’année ; cela permet de répondre aux besoins de chacun et de tous, besoins qui changent au fur et à mesure que les enfants grandissent. L’aménagement est conçu aussi pour qu’il y ait le moins possible de règles, car les enfants ne sont pas encore capables de les respecter. C’est seulement dans le groupe des « grands » qu’un espace avec règles est aménagé pour certaines activités nécessitant un cadre plus particulier, comme le dessin, les jeux d’eau, la manipulation des premières activités de Vie pratique Montessori… 

• Dans la salle de vie du groupe des bébés : 

Des espaces délimités par des barrières sont aménagés pour trois ou quatre bébés au maximum. Les référentes y disposent des objets légers et de petite taille auprès de chaque enfant qui a ainsi la possibilité de les découvrir et de les manipuler à son gré. Le choix des objets est fait en fonction du niveau de développement et de l’intérêt de chacun. Il existe toujours plusieurs exemplaires identiques de chaque objet, afin d’éviter des enjeux que les bébés ne sont pas du tout capables de gérer.
Quand les enfants commencent à se déplacer au sol, ils explorent leur espace à leur rythme.

• Dans la salle de vie du groupe des « moyens » : 

Des barrières délimitent là aussi les espaces, plus grands que dans la salle des bébés. L’accès à la chambre est ouvert en permanence.

De nombreux contenants de tailles très différentes sont à disposition des enfants, afin de favoriser une activité très prisée dans ce groupe « vider – remplir » ; certains de ces contenants sont suffisamment grands pour que les enfants s’y installent. Il y a aussi des estrades, une petite structure pour grimper, un tunnel en bois, sur lequel on peut s’asseoir, se mettre debout, jouer à la dinette ou encore avec des jeux de construction. Il y a beaucoup d’objets à manipuler et à transporter, de nombreuses possibilités d’emboîtements. Les enfants commencent à élaborer des jeux symboliques avec différents objets, mais aussi avec des poupées, des animaux en plastique, des peluches…

• Dans la salle de vie du groupe des plus « grands »  

Plusieurs coins sont aménagés, pour les jeux moteurs, les jeux symboliques et les jeux de construction. L’accès à la chambre est aussi ouvert en permanence. L’accès à la salle des toilettes est géré en fonction de l’évolution du groupe dans l’année.

Une structure de motricité, une barre pour se suspendre, un coin dînette et poupée, des animaux de la ferme, des animaux de la Savane, des voitures des jeux de construction, différents types de contenants, des tissus, des sacs pour transporter des objets sont à disposition en permanence pour les plus grands. Un seul espace est fermé et accessible aux enfants capables d’en respecter les règles ; c’est l’atelier où se trouvent, des plateaux avec des versés, des activités de tri, des crayons pour le dessin, des gommettes, le chevalet de peinture, les jeux d’eau … La salle polyvalente commune à l’école et à la crèche est investie pour les activités telles que le vélo, le bac à sable, les jeux de cache-cache… 

Nous ne disposons pas d’un espace extérieur, la sortie dans un square du quartier est régulière pour le groupe des enfants de 2 à 3 ans, à partir du printemps. Le déplacement s’effectue grâce à des voiturettes à quatre places.